26 octobre 2009
28 septembre 2009
No man's land
C'est un record absolu. J'ai envoyé 8 mails, mais personne ne m'a répondu.
J'ai passé quelques jours dans un festival de court-métrage à l'étranger où j'ai noué des amitiés avec des cinéastes talentueux. Finalement, les amitiés restent éphémères. Quand le festival se termine, tout termine, plus de film, plus personne, plus rien.
C'est quand-même un peu triste.
C'est vrai que le festival de court-métrage est souvent le terrain où les films s'affrontent pour le prix. Les cinéastes sont là pour se rencontrer, mais aussi en quelque sorte être en compétition.
Moi, je n'aime pas ça du tout. Je dois avouer que c'est toujours très agréable de gagner un prix. Cela peut dire que ton travail est reconnu par certaines personnes du métier. Mais gagner ne peut pas être le seul but dans la création. Il est aussi très difficile de dire un film est mieux que l'autre pour x ou y raison. Tout ça c'est une question de goût. Moi aussi j'ai ma référence cinématographique et mes préférences, mais ce sont mes opinions à moi. Je veux pas imposer aux autres.
N'empêche que depuis les deux derniers festivals j'ai pu assister, je me perds un peu dans leur palmarès. Je ne trouve pas le cinéma que j'aime. Je me demande où se trouve les gens qui ont des goûts proche des miens. Comme je suis en train de travailler sur les autres projets, je me demande de plus en plus ce que c'est le cinéma, plus que jamais.
Le cinéma est avant tout un plaisir, un loisir. Aujourd'hui j'ai envie de le faire comme un métier. Du coup, je suis obligé de me justifier : pourquoi ce projet, c'est quoi la note d'intention du scénario? Est-ce qu'il y a un sens ? Pire encore, est-ce que ça va marcher?
Je ne crois pas du tout la théorie du cinéma grand public ou cinéma intello. Je sais tout simplement que le cinéma est un art à plusieurs visages et c'est tant mieux. Aujourd'hui, je crois que ce n'est pas si simple que ça. Toutes les structures cherchent à formater le cinma. C'est franchement terrifiant.
Je sais que je suis très naïf. Je fais ce qui me plait sans me soucier de ce qui est autour de moi. J'ai déjà gagné plusieurs prix et je ne vais sûrement pas me positionner comme un victime du système. J'ai tout simplement le sentiment d'être un peu seul dans mon cinéma, dans ma vision à moi. Dans ce chemin de création, je suis seul, mais je sais que je dois me battre, pas aller battre le monde, cela ne servira à rien.
J'ai passé quelques jours dans un festival de court-métrage à l'étranger où j'ai noué des amitiés avec des cinéastes talentueux. Finalement, les amitiés restent éphémères. Quand le festival se termine, tout termine, plus de film, plus personne, plus rien.
C'est quand-même un peu triste.
C'est vrai que le festival de court-métrage est souvent le terrain où les films s'affrontent pour le prix. Les cinéastes sont là pour se rencontrer, mais aussi en quelque sorte être en compétition.
Moi, je n'aime pas ça du tout. Je dois avouer que c'est toujours très agréable de gagner un prix. Cela peut dire que ton travail est reconnu par certaines personnes du métier. Mais gagner ne peut pas être le seul but dans la création. Il est aussi très difficile de dire un film est mieux que l'autre pour x ou y raison. Tout ça c'est une question de goût. Moi aussi j'ai ma référence cinématographique et mes préférences, mais ce sont mes opinions à moi. Je veux pas imposer aux autres.
N'empêche que depuis les deux derniers festivals j'ai pu assister, je me perds un peu dans leur palmarès. Je ne trouve pas le cinéma que j'aime. Je me demande où se trouve les gens qui ont des goûts proche des miens. Comme je suis en train de travailler sur les autres projets, je me demande de plus en plus ce que c'est le cinéma, plus que jamais.
Le cinéma est avant tout un plaisir, un loisir. Aujourd'hui j'ai envie de le faire comme un métier. Du coup, je suis obligé de me justifier : pourquoi ce projet, c'est quoi la note d'intention du scénario? Est-ce qu'il y a un sens ? Pire encore, est-ce que ça va marcher?
Je ne crois pas du tout la théorie du cinéma grand public ou cinéma intello. Je sais tout simplement que le cinéma est un art à plusieurs visages et c'est tant mieux. Aujourd'hui, je crois que ce n'est pas si simple que ça. Toutes les structures cherchent à formater le cinma. C'est franchement terrifiant.
Je sais que je suis très naïf. Je fais ce qui me plait sans me soucier de ce qui est autour de moi. J'ai déjà gagné plusieurs prix et je ne vais sûrement pas me positionner comme un victime du système. J'ai tout simplement le sentiment d'être un peu seul dans mon cinéma, dans ma vision à moi. Dans ce chemin de création, je suis seul, mais je sais que je dois me battre, pas aller battre le monde, cela ne servira à rien.
09 août 2009
Graveyard Girl
John Hughes est mort, une petite partie de ma jeunesse est partie avec lui. Ecoutez plutôt la chanson...
23 juin 2009
Luxe
19 juin 2009
Côté Court mais pas court
Séances cinéma hier soir au cinéma 104. C'est la fin du festival Côté Court à Pantin. J'ai enfin eu le temps de venir voir quelques films.La programmation de ce festival est un peu particulière. Ce sont souvent des films rares, souvent très stylisés. Parfois c'est limite film d'art (ou art vidéo). La notion du cinéma est encadrée dans une direction très restreint et sélective.
J'ai vu 8 films :
Brises de Enrique Ramirez (13min) : Un petit bijou en plan séquence sur un homme mouillé qui marche dans les rues de Santiago au Chili et qui finit par traverser le Palais Présidentiel (?). Cette traversée raconte toute l'histoire de Chili, l'air de rien. C'est un film très poétique, bien écrit.
Valérie n'est plus ici de Pascal Cervo (16min) : J'ai du mal à entrer dans le film même si je suis fan de la comédienne Michèle Moretti.
Toutes les montagnes se ressemblent de Sébatien Betbeder et Christelle Lheureux (12 min) : J'ai beaucoup aimé l'univers du précédent film de Betbeder (La vie lointaine), mais ce film m'a beaucoup déçu. Je retrouve les thèmes chers à ce réalisateur sur la forêt, la disparition/la mort et le mélange de la réalité et un monde inventé. La sauce ne prend pas cette fois-ci. La qualité d'image laisse désirer...
La Dérive de Philippe Terrier-Hermann (60min) : C'est LE film que je voulais voir, mais c'est également le film qui m'a plus déçu. Il ne se passe rien dans le film. Pour la durée de 60 minutes, c'est dur. Beaucoup de gens ont quitté la salle pendant le film et je peux les comprendre. Heureusement (et j'espère) que le réalisateur n'est pas dans la salle. Des bonnes idées ne sont jamais été réellement bien exploitées. L'image vidéo ne donne pas à la faveur de son esthétique. Le dialogue en début du film et le montage approximatif me laissent perplexe. C'est très bien que le film soit vu, mais c'est une épreuve.
Conversation de salon épisode 4, 5 et 6 de Danielle Arbid (30min) : C'est une réalisatrice très en vogue mais on comprend pourquoi. C'est un documentaire sur trois conversations des femmes libanaises, les proches de la réalisatrice. Simple, drôle, direct et poignant, le talent de Arbid est indéniable.
Les Astres Noirs de Yann Gonzales (15min) : Julien Doré entouré des jeunes minous dans une collection de Canal plus. Je n'ai pas pu le supporter quand je l'ai vu pour la première fois à Clermont-Ferrand, mais là, j'ai compris que je me suis trompé. Yann Gonzales est un vrai auteur de cinéma, sensible, intelligent, avec une vraie écriture et qui est vraiment rare dans ce paysage cinéma français. Les Astres Noirs peut repousser facilement les gens (donc moi à la première fois) à cause de son style esthétique, personnage très frontal à la caméra et à l'histoire et des dialogues du style du siècle dernier. Il ne l'est pas encore, mais je pense qu'il est en train de devenir un grand cinéaste.
La Harde de Kathy Sebbah (21min) : Pour être franc, ce film est un échec. C'est un vide interminable. Une histoire de chasse, d'un homme brut et bizarre, et finalement un rien.
Malika s'est envolée de Jean-Paul Civeyrac (35min) : C'est la première fois que je vois le travail de ce cinéaste. Je trouve le vrai cinéma avec des choses que j'aime. Même si le côté social me dérange un peu, mais cela n'enlève rien à la bonne qualité et la sensibilité du film. Une histoire d'amitié entre deux hommes est l'une des plus touchantes et réussites dans tous les films que j'ai vu. Il aurait pu faire un long-métrage uniquement avec ça ! Je suis content de terminer la soirée avec un tel film.
16 juin 2009
Cake à la banane

Recette trouvée sur internet.
Le cake est retombé après la cuisson. Je pense que c'est parce que j'ai diminué la quantité d'œufs pour des raisons purement "calorique." Cette variation a beaucoup moins de cholestérol que la recette classique.
Voici la recette : 3 bananes, 140g de sucre, 120g de farine, 50g de beurre (je l'ai remplacé par la margarine), 1 œuf entier + 1 blanc d'œuf, 1 pot de fromage blanc (à 0% matière grasse), 1 (petit) verre de jus d'orange, 1 sachet de levure chimique.
Ce cake est plus lourd par rapport au cake naturel, mais il est vraiment très bon. A déguster chaud ou froid, avec ou sans la glace vanille...
08 février 2009
Clermont Ferrand
C'était une semaine de cinéma, parfois avec beaucoup d'émotions. C'est là où je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre.
28 novembre 2008
enchaînement
C'est la première de ma vie que tous les soirs je sors pendant une semaine.
Lundi : Soirée cinéma avec Sandra (The Visitor à MK2 Quai de Loire. Après, un vin chaud dans un café du coin. C'était vraiment sympa!) Mardi : Réunion travail pour les projets cinéma à venir. (Sauf que je n'ai rien écrit pour l'instant et je n'ai pas envie de m'y mettre tout de suite non plus) Mercredi : Dîner chez Damienne pour le départ de Stéphane (le bon Maffé est de retour!!!) Jeudi : Dîner chez Sandra avec un architecte et une hydrologue (discuter avec un architecte est un luxe, et c'est gratuit pour avoir tous les conseils... c'est top!) Vendredi : Dîner chez Laurent. Samedi : Rambouillet. Dimanche : Soirée cinéma au Festival de film de famille à Saint Ouen. Mon dieu. Quel programme ! Heureusement, je suis au chômage technique depuis mercredi (oui, même chez les intermittents du spectacle, ça existe!), sinon je ne vois pas comment je vais faire !
Lundi : Soirée cinéma avec Sandra (The Visitor à MK2 Quai de Loire. Après, un vin chaud dans un café du coin. C'était vraiment sympa!) Mardi : Réunion travail pour les projets cinéma à venir. (Sauf que je n'ai rien écrit pour l'instant et je n'ai pas envie de m'y mettre tout de suite non plus) Mercredi : Dîner chez Damienne pour le départ de Stéphane (le bon Maffé est de retour!!!) Jeudi : Dîner chez Sandra avec un architecte et une hydrologue (discuter avec un architecte est un luxe, et c'est gratuit pour avoir tous les conseils... c'est top!) Vendredi : Dîner chez Laurent. Samedi : Rambouillet. Dimanche : Soirée cinéma au Festival de film de famille à Saint Ouen. Mon dieu. Quel programme ! Heureusement, je suis au chômage technique depuis mercredi (oui, même chez les intermittents du spectacle, ça existe!), sinon je ne vois pas comment je vais faire !
27 novembre 2008
The Visitor

The Visitor de Thomas McCarthy
C'est un film américain assez particulier dans sa narration et sa tolérance sur la culture et la musique. Tout est là juste comme il faut. J'ai passé un très bon moment. Les comédiens sont tous impeccables. Le jeune Haaz Sleiman (à droite de la photo) crève l'écran et provoque beaucoup d'émotions... Franchement, ce film est encore à l'affiche. A ne pas rater !
23 novembre 2008
Biscuits sablés maison
J'ai suivi la recette d'Ellaë, mais avec une petite modification : j'ai remplacé le beurre par l'huile végétale (margarine). J'ai fait deux versions : nature et chocolat. C'est vraiment très bon !
18 novembre 2008
Pour les insomiaques...
mais aussi pour les amateurs du court-métrage !
Séance Familiale sera diffusé sur Arte dans le cadre de l'émission "Court-Circuit"
mercredi 19 Novembre à 0h45 (dans la nuit du mercredi-jeudi)
vendredi 21 Novembre à 4h30
mercredi 26 Novembre à 4h25
vendredi 5 Décembre à 11h25
Séance Familiale sera diffusé sur Arte dans le cadre de l'émission "Court-Circuit"
mercredi 19 Novembre à 0h45 (dans la nuit du mercredi-jeudi)
vendredi 21 Novembre à 4h30
mercredi 26 Novembre à 4h25
vendredi 5 Décembre à 11h25
17 novembre 2008
12 novembre 2008
remède maison
Sirop au gingembre
Comme je suis malade, je fais un sirop au gingembre pour m'aider à combattre la maladie. C'est un truc assez courant en Asie quand on a attrapé froid. C'est très facile à réaliser : Quelques morceaux de gingembres frais, coupés en tranche, bouilli pendant une heure dans un grand volume d'eau sans couvert avec le sucre et le miel. Quand l'eau diminue à moitié, c'est bon. Il faut en prendre chaud.
J'ai bu deux fois hier ce sirop. J'ai également beaucoup dormi. Aujourd'hui je me sens beaucoup mieux. Je tousse encore un peu, mais je pense que je serai prêt pour mon weekend à Brest !
Comme je suis malade, je fais un sirop au gingembre pour m'aider à combattre la maladie. C'est un truc assez courant en Asie quand on a attrapé froid. C'est très facile à réaliser : Quelques morceaux de gingembres frais, coupés en tranche, bouilli pendant une heure dans un grand volume d'eau sans couvert avec le sucre et le miel. Quand l'eau diminue à moitié, c'est bon. Il faut en prendre chaud.
J'ai bu deux fois hier ce sirop. J'ai également beaucoup dormi. Aujourd'hui je me sens beaucoup mieux. Je tousse encore un peu, mais je pense que je serai prêt pour mon weekend à Brest !
10 novembre 2008
malade
Quand j'étais étudiant, je tombais souvent malade. Il y a un peu de tout : mal au ventre, mal à la tête, poignet cassé etc. A l'époque, il suffit de dire que je ne me sens pas bien pour ne pas aller à l'école. Mais aujourd'hui, la situation a bien changé. Je ne suis plus étudiant et je n'ai plus d'excuse. Depuis hier, j'ai le nez qui coule et un maux de tête pas possible, avec un bonus à la gorge brûlée... Ce matin, ça s'est empiré. J'ai même de la fièvre ! Super ! Sachant que ma société ne fait pas de pont et je dois aller bosser à 14h30. Il faut que je trouve d'énergie pour mettre mes deux jambes debout ! Terrible. Comme je suis en période d'essai, je n'ose pas trop dire que je ne peux pas aller travailler ! Déjà la semaine derrière on s'est arrangé pour que je puisse travailler pour un autre truc. Après cette semaine d'absence, je suis sensé faire la bonne figure... Dur dur...
25 octobre 2008
Projection Cinéma des cinéastes
Ce matin je me suis levé à 7h30 pour façonner deux pizzas. Elles n'ont pas l'air terrible, pas très diététique. En même temps, il faut le faire. Je les ai préparé pour que les invités auront quelques choses à grignoter aujourd'hui après la projection.
Oui. C'était ce matin à 11 heures la première projection parisienne de mon dernier court-métrage au cinéma des cinéastes. Contrairement à ma productrice, je n'étais pas du tout stressé. C'est peut-être parce que ce film a déjà été montré à Taiwan et à Montpellier. Je n'ai plus peur d'aller à la rencontre des spectateurs. Là, ce sont surtout des amis, de loin de proche. Je pense qu'ils vont plutôt être gentil avec moi, enfin, avec ce film.
Ils sont très nombreux. Au début, j'avais un peu du mal à demander mes amis de se lever tôt un samedi matin pour assister à la projection. C'est quand même un peu cruel. Il se trouve que la location de la salle nous oblige de choisir cette horaire là. Mais les gens sont répondus présents et je suis vraiment très surpris. Ils sont venus de Marseille, de Bruxelles, de Saint Malo et des autres villes encore. Je suis très touché. Il est difficile pour moi de penser que ce film peut provoquer l'intérêt chez les gens pour qu'ils se déplacent.
Le film a duré 28 minutes et je suis content car j'ai enfin pu montrer mon travail à des gens en France qui me vaut cher dans une bonne condition. C'est un film en 35mm, donc j'ai beaucoup de mal à montrer ce film en DVD ou sur un autre support. Comme je suis un peu le puriste du cinéma, je pense que ce film donne un autre visage quand il est vu dans un support autre que la projection en pellicule. Aujourd'hui, c'est là où j'ai trouvé le plaisir de partage. Après, je ne peux pas contrôler le goût des gens. Le plus important pour moi c'est de pouvoir le montrer. A priori, je pense que les gens aiment ce film. Cela me fait très plaisir, bien évidemment... Après on passe au bar pour discuter autour d'un verre. Les amis timides sont disparus après la projection. Les autres sont au bar mais je n'ai pas pu parler à tout le monde. C'est vraiment dommage. Il est impossible de partager ce temps limité à tout le monde. J'ai quand même un peu honte d'avoir négligé certains... enfin, j'espère que ce n'est pas très grave. Je vais les retrouver une autre fois dans un cadre différent. Je pense que je ne remercie jamais assez ces gens qui ont pris la peine de venir. Il y a aussi des gens que je ne connais pas. Il y a aussi un ami bloggeur qui est venu me saluer... Incroyable.
Je n'ai pas eu le temps de grignoter ni boire une goutte d'eau. J'ai passé le temps avec des amis et c'était vraiment top. Après je retrouve un ami qui vient de Bruxelles pour déjeuner dans une brasserie à la Place de Clichy. Je suis très ému de le revoir. Il a été mon premier ingénieur du son dans un film j'ai tourné en 16mm il y a maintenant 10 ans à Aix-en-Provence. Je n'ai jamais pu terminé ce film car je n'ai plus d'argent pour continuer. Lui, ce camarade de classe a quitté le sud pour continuer ses études chez les Belges. Le fait de le voir aujourd'hui me rappelle d'abord que le temps passe tellement vite. On évoque des souvenirs et des nouvelles aventures. Cette rencontre est la cerise sur le gâteau de cette projection. Je suis heureux aussi par le fait qu'on insiste dans ce métier difficile mais on y parvient quand même à faire ce qu'on aime...
J'ai dit au revoir aux amis et je prends la ligne deux pour rentrer à la maison. Je suis crevé, trop parlé, mais je n'ai pas spécialement envie de dormir. J'ai passé un beau moment et je sais que dans une vie il y en a pas beaucoup comme ça. J'espère qu'il y aura d'autres, beaucoup d'autres.
Oui. C'était ce matin à 11 heures la première projection parisienne de mon dernier court-métrage au cinéma des cinéastes. Contrairement à ma productrice, je n'étais pas du tout stressé. C'est peut-être parce que ce film a déjà été montré à Taiwan et à Montpellier. Je n'ai plus peur d'aller à la rencontre des spectateurs. Là, ce sont surtout des amis, de loin de proche. Je pense qu'ils vont plutôt être gentil avec moi, enfin, avec ce film.
Ils sont très nombreux. Au début, j'avais un peu du mal à demander mes amis de se lever tôt un samedi matin pour assister à la projection. C'est quand même un peu cruel. Il se trouve que la location de la salle nous oblige de choisir cette horaire là. Mais les gens sont répondus présents et je suis vraiment très surpris. Ils sont venus de Marseille, de Bruxelles, de Saint Malo et des autres villes encore. Je suis très touché. Il est difficile pour moi de penser que ce film peut provoquer l'intérêt chez les gens pour qu'ils se déplacent.
Le film a duré 28 minutes et je suis content car j'ai enfin pu montrer mon travail à des gens en France qui me vaut cher dans une bonne condition. C'est un film en 35mm, donc j'ai beaucoup de mal à montrer ce film en DVD ou sur un autre support. Comme je suis un peu le puriste du cinéma, je pense que ce film donne un autre visage quand il est vu dans un support autre que la projection en pellicule. Aujourd'hui, c'est là où j'ai trouvé le plaisir de partage. Après, je ne peux pas contrôler le goût des gens. Le plus important pour moi c'est de pouvoir le montrer. A priori, je pense que les gens aiment ce film. Cela me fait très plaisir, bien évidemment... Après on passe au bar pour discuter autour d'un verre. Les amis timides sont disparus après la projection. Les autres sont au bar mais je n'ai pas pu parler à tout le monde. C'est vraiment dommage. Il est impossible de partager ce temps limité à tout le monde. J'ai quand même un peu honte d'avoir négligé certains... enfin, j'espère que ce n'est pas très grave. Je vais les retrouver une autre fois dans un cadre différent. Je pense que je ne remercie jamais assez ces gens qui ont pris la peine de venir. Il y a aussi des gens que je ne connais pas. Il y a aussi un ami bloggeur qui est venu me saluer... Incroyable.
Je n'ai pas eu le temps de grignoter ni boire une goutte d'eau. J'ai passé le temps avec des amis et c'était vraiment top. Après je retrouve un ami qui vient de Bruxelles pour déjeuner dans une brasserie à la Place de Clichy. Je suis très ému de le revoir. Il a été mon premier ingénieur du son dans un film j'ai tourné en 16mm il y a maintenant 10 ans à Aix-en-Provence. Je n'ai jamais pu terminé ce film car je n'ai plus d'argent pour continuer. Lui, ce camarade de classe a quitté le sud pour continuer ses études chez les Belges. Le fait de le voir aujourd'hui me rappelle d'abord que le temps passe tellement vite. On évoque des souvenirs et des nouvelles aventures. Cette rencontre est la cerise sur le gâteau de cette projection. Je suis heureux aussi par le fait qu'on insiste dans ce métier difficile mais on y parvient quand même à faire ce qu'on aime...
J'ai dit au revoir aux amis et je prends la ligne deux pour rentrer à la maison. Je suis crevé, trop parlé, mais je n'ai pas spécialement envie de dormir. J'ai passé un beau moment et je sais que dans une vie il y en a pas beaucoup comme ça. J'espère qu'il y aura d'autres, beaucoup d'autres.
24 octobre 2008
Dernier jour de formation
Lundi je passerai le test pour savoir si je serai capable de devenir vérificateur DVD. En attendant, j'ai travaillé sur un western. C'est cool car ça fait un moment que je n'ai pas vu ce genre de film.
Hour of the gun (Sept secondes en enfer, 1967) de John Sturges. Je ne connaissais pas ce réalisateur. Je trouve que son style est assez classique dans le genre, mais très efficace. Il a surtout été très bien aidé par son chef-opérateur Lucien Ballard. La lumière et le cadre sont impeccables. Rien à dire. Le tendam James Garner et Jason Robards fonctionne à merveille. C'est une bonne surprise.
Hour of the gun (Sept secondes en enfer, 1967) de John Sturges. Je ne connaissais pas ce réalisateur. Je trouve que son style est assez classique dans le genre, mais très efficace. Il a surtout été très bien aidé par son chef-opérateur Lucien Ballard. La lumière et le cadre sont impeccables. Rien à dire. Le tendam James Garner et Jason Robards fonctionne à merveille. C'est une bonne surprise.
23 octobre 2008
3e jour
3e jour de formation. Vu 3 films :
Maradona by Kusturica : comme je n'aime pas le foot, ce film est un vrai supplice pour moi. Parfois le film est plus Kusturica que Maradona, limite narcissique...
The Great McGinty (Le Gouverneur malgré lui, 1940) de Preston Sturges. C'est la bonne surprise de la journée. Je n'ai jamais vu un film de ce réalisateur. Celui-ci est son premier film. Le scénario est bien intéressant, mais manque de nuance. Les comédiens sont parfaits et la lumière est très belle. Tout le charme d'une comédie des années 40 est dans ce film.
Mojave Moon (1996) de Kevin Dowling, avec Angelina Jolie, Danny Aiello, Alfred Molina, Anne Archer et Michael Biehn. Quel casting ! Et le film ? Quel cauchemare ! On peut vraiment faire n'importe quoi pour gagner sa vie. N'est-ce pas, madame Jolie?
Maradona by Kusturica : comme je n'aime pas le foot, ce film est un vrai supplice pour moi. Parfois le film est plus Kusturica que Maradona, limite narcissique...
The Great McGinty (Le Gouverneur malgré lui, 1940) de Preston Sturges. C'est la bonne surprise de la journée. Je n'ai jamais vu un film de ce réalisateur. Celui-ci est son premier film. Le scénario est bien intéressant, mais manque de nuance. Les comédiens sont parfaits et la lumière est très belle. Tout le charme d'une comédie des années 40 est dans ce film.
Mojave Moon (1996) de Kevin Dowling, avec Angelina Jolie, Danny Aiello, Alfred Molina, Anne Archer et Michael Biehn. Quel casting ! Et le film ? Quel cauchemare ! On peut vraiment faire n'importe quoi pour gagner sa vie. N'est-ce pas, madame Jolie?
21 octobre 2008
chiffre du jour
J'ai fait 81 stations de métro pour 3 rendez-vous qui se trouvent dans 3 extrémités de Paris...
1er jour de formation
Je trouve peut-être un nouveau job : vérification du DVD dans une boîte de post-production. Je dois passer par une formation de quelques jours, ensuite je dois passer l'examen. Ce lieu est à une heure de chez moi... Je dois vraiment me motiver pour y aller. Heureusement, ce boulot me plaît beaucoup. Je peux voir les films en DVD avant tout le monde. Le problème c'est que parfois je risque de voir le même film à plusieurs reprises, même les mauvais.
Dans ce premier jour de formation, j'ai vu deux films :
Sagan de Diane Kurys... comment dire, c'est parfois touchant, mais le film est vraiment raté.
Shadows de John Cassavetes : Grand classique, une beauté absolue.
Dans ce premier jour de formation, j'ai vu deux films :
Sagan de Diane Kurys... comment dire, c'est parfois touchant, mais le film est vraiment raté.
Shadows de John Cassavetes : Grand classique, une beauté absolue.
17 octobre 2008
Brest !
Séance Familiale est sélectionné au Festival Européen du Film Court de Brest. C'est une très bonne nouvelle !
Pour des personnes qui désirent voir ce film, vous pouvez vous rendre au festival du 8 au 16 Novembre. Séance Familiale est dans le "programme 9." Projections : mercredi 12 à 16h30, vendredi 14 à 18h30 et samedi 15 à 10h.
Brest, j'arrive !
13 octobre 2008
Riz complet au bœuf et au lait de coco
recette maison, vraiment très bon...
1 verre de riz complet / 1 boîte de lait de coco (non sucré) / 1 tige de citronnelle / 200 g de steak haché / ail / 1 boîte de haricot rouge / sel / poivre / huile d'olive / vin blanc
Faire revenir le riz complet dans l'huile d'olive. Quand le riz devient un peu doré, verser le lait de coco. Découper le citronnelle et mettre ces morceaux avec le riz. Saler et poivrer. Couvrir et mijoter à feu doux.
Dans une autre poêle, faire sauter l'ail écrasé mais il ne faut pas le dorer. Mettre le steak haché en petit morceaux dans la poêle, laisser cuire. Mettre un peu de vin blanc. Quand il n'y a plus trop de liquide dans la poêle, couper le feu et mettre tout dans le riz pour qu'ils terminent la cuisson ensemble. Vérifier la cuisson du riz. Si jamais il n'y a plus d'eau mais le riz n'est toujours pas cuit, rajouter un peu d'eau pour continuer la cuisson.
Faire chauffer le haricot rouge dans le micro-onde avant de mettre sur le riz.
09 octobre 2008
Aventure taiwanaise
21 septembre 2008
Voyage
Encore une fois, je dois quitter Paris pour aller travailler... donc je ne vais pas me plaindre. Séance Familiale sort en salle à Taiwan et je dois y être pour assurer la promotion. C'est vraiment super sauf que je n'aime pas prendre l'avion... et cette année j'en ai pris plein !
J'espère seulement qu'il n'y aura pas que des mauvais films qui passent dans l'avion !
J'espère seulement qu'il n'y aura pas que des mauvais films qui passent dans l'avion !
14 septembre 2008
Colin Firth
Je suis allé voir Mamma Mia ! C'est un film avec beaucoup de charme grâce à des chansons d'ABBA et la performance de Meryl Streep. Je suis surtout très content de revoir Colin Firth à l'écran. Après le magnifique film La vérité nue d'Atom Egoyan, il me séduit encore une fois...
08 septembre 2008
Revoir St Valéry en Caux
04 septembre 2008
Bye Bye Bretagne
Le verdict est tombé : la banque a décidé de ne pas nous accorder le prêt immobilier après presque 6 semaines d'attente.
Donc, avec beaucoup de tristesse, le rêve brisé, je ne serai pas breton...
Donc, avec beaucoup de tristesse, le rêve brisé, je ne serai pas breton...
02 septembre 2008
C'est (encore) la rentrée
La rentrée? Cela veut dire : renouvellement de la carte de séjour. Je ne suis plus étudiant depuis un moment, mais je suis toujours étranger et je change tous les ans la carte de séjour en Septembre.
Cette année, j'ai pensé que j'avais le droit de demander la carte de résident. C'est une carte qui permet les étrangers de séjourner en France pendant dix ans sans changer de titre de séjour. Au téléphone, on m'a dit qu'il n'y a pas de problème. Quand j'ai reçu la convocation, c'est l'incompréhension totale. Je dois non seulement préparer le dossier de renouvellement de mon ancien titre de séjour (au nom de vie privée et familiale), et je dois également faire un autre dossier pour la carte de résident... Du coup, sans trop forcer, j'ai monté les dossiers les plus épais de ma vie, plus gros que les thèses des doctorants !
Ce matin, je suis allé au rendez-vous avec mon gros paquet. Au guichet, on m'a expliqué gentiment que je n'ai pas le droit de demander la carte de résident car cela ne fait que deux ans que je travaille, même si cela fait 11 ans que je suis en France. (Il faut être salarié au moins trois ans.) La loi a changé depuis 2006. Dix ans d'existence en France ne donnent plus de légitimité pour demander la carte de résident. Je voulais savoir pourquoi cette information n'a pas été communiquée sur leur site internet. La réponse est du style : les gens comprennent mal donc il ne vaut pas mettre toutes les informations... Super ! Je regarde les photocopies gaspillées et pense à la forêt amazonienne... On m'explique aussi que de toute façon je ne gagne pas assez pour demander cette carte, vu que je n'ai pas de CDI et je suis intermittent du spectacle.
En sortant de la préfecture de police (heureusement j'étais accompagné), j'étais abattu. J'ai quand même eu le droit de renouveler mon ancien titre de séjour. Cela est déjà une bonne nouvelle. Si je résume bien, pour être un être recevable dans ce pays pendant 10 ans, il faut être riche...
En arrivant à la maison, j'ai rangé tous les papiers et reste positif. Au moins, je suis encore là et je fais toujours un métier que j'aime. C'est déjà un luxe. Dommage que ce luxe n'est pas reconnu par la loi.
01 septembre 2008
Piscine Joséphine Baker
J'ai testé hier la piscine Joséphine Baker dans le 13e arrondissement de Paris.
Le cadre est vraiment chouette. La piscine est un peu petite, mais belle. Elle est en plein air et donne vue sur Bercy, la Seine et ses ponts. Pour se détendre, au premier étage, des tansats sont là pour accueillir le soleil. (Il y a aussi un sauna, mais c'était fermé hier.)
5 euros pour deux heures. Gratuit pour demandeurs d'emploi. Franchement, en plein cœur de Paris, c'est un très bon plan. Pour avoir plus d'information, c'est par ici.
Le cadre est vraiment chouette. La piscine est un peu petite, mais belle. Elle est en plein air et donne vue sur Bercy, la Seine et ses ponts. Pour se détendre, au premier étage, des tansats sont là pour accueillir le soleil. (Il y a aussi un sauna, mais c'était fermé hier.)
5 euros pour deux heures. Gratuit pour demandeurs d'emploi. Franchement, en plein cœur de Paris, c'est un très bon plan. Pour avoir plus d'information, c'est par ici.
30 août 2008
Délice au chocolat
Recette de Jamie Oliver (vu à la télé, donc réalisé un peu au pif) : 200g de beurre, 200g de sucre, 200g de farine, un sachet de levure chimique, 3 œufs, chocolat en poudre (dilué dans l'eau tiède), amandes effilées (ou noix), 100g chocolat concassé. Pour la ganache : 50g de beurre, 100g de chocolat, sucre glace, crème liquide.
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