28 septembre 2006
Une belle journée
Ce matin, je suis sorti de chez moi pour aller faire un peu de sport. Mon pied gauche a marché sur une crotte de chien tout à fait fraîche. J'en suis ravi.
27 septembre 2006
Sex and the city
Non. Je ne vais pas parler de la série américaine.
Hier j'attendais le départ du métro la ligne 6 à Nation. Sur le quai, j'étais attiré par la nouvelle pub de Célio. Rien de très sexuel. C'est juste des composites des photos sur les pantalons. Et là, j'ai senti un regard. Je bouge à peine ma tête et je vois un homme mûr me regarde. "regarde" ne suffit pas comme expression. Il me "fixe" plutôt. Sur le coup, je n'ai pas compris pourquoi il me regarde comme ça. Il a du penser que je suis un touriste perdu peut-être il n'aime pas les étrangers? Ce regard est tellement direct et sans cesse. Cela me fait un peu peur. Je détourne ma tête et me dirige vers une autre direction. Je l'évite.
Le train arrive. Je monte, lui aussi, dans le même wagon. Comme j'ai un long trajet à faire, je me suis mis dans les places à 4 personnes. Il se met devant moi, malgres la presence d'un autre homme dans ces sièges. Là, j'ai compris... Son regard n'a rien de haineux. C'est un désir. Il me veut. Il me fixe toujours et il insiste tellement que ça devient super genant. Il ne cesse de me regarder, sans scrupule, très culotté et sans politesse. Ce n'est plus une drague. C'est une menace. Je fais semblant de lire, l'histoire de ne pas croiser son regard. Et là, j'ai senti l'approchement de son genou. Le sien contre le mien. Merde. Cela deviens un atouchement... Mais bon... Je ne suis pas la vierge Marie non plus. Je sais ce que c'est d'être touché. Normalement cela ne me dérange pas. Mais dans le métro, je n'aime pas le frottement avec les gens. C'est tout. Mais là, j'ai fait un effort. Je ne bouge pas de ma jamble. Je pense qu'il doit prendre un max de plaisir en me touchant avec sa sale genou droite. Quel cochon! Petit à petit, je commence à avoir un peu peur. Comme je vais aller au cinéma à mk2 bibliothèque, j'ai bien peur qu'il va me suivre jusqu'à là bas... Heureusement, non. Il descend beaucoup plutôt à Daumesnil. Oups ! Quel soulagement!
Je ne comprends pas ce genre de drague, surtout ça tombe sur un jour où je ne me suis même pas coiffé ni bien habillé! Enfin... Je veux seulement dire que parfois dans la rue on échange des regards avec des bels inconnus. Cela n'a rien de dérangeant. C'est presque bon enfant. Mais harcèle quelqu'un dans un lieu public avec un regard qui pue les hormones.... ça, non merci.
Un ami m'a raconté dimanche dernier une affaire de métro aussi, mais beaucoup plus romantique cette fois-ci. Cet ami H. est un très beau garçon. Il est grand et mince. On le distingue assez rapidement dans une foule. Bref. Un jour, il a pris la ligne 13 de Pernety pour aller bosser près des Champs-Elysées. Comme H est un grand timide et il supporte mal la ligne 13, il se cache souvent derrière les gens. Ce jour là, il a senti un énorme sourire tombé sur lui. Il sort de sa discrétion et regarde vers ce sourire. Il découvre un jeune homme tout à fait charmant. Sur le coup, il est intimidé. Il ne sait plus quoi faire. Il répond gentiment avec un sourire. Ils se regardent. Ils s'appércient. Malheureusement personne n'ose à franchir le pas. Dans cette heure de pointe, chacun descendà sa station pour aller travailler.
Le lendemain matin, H a pris le métro à la même heure. Il a envie de revoir ce sourire. Il change de wagon à chaque station. Non. Il n'est pas là. Cette rencontre ne donne pas de suite. Avec regret, il essaie de retrouver cet homme, sans succès. Du coup, pour la première fois de sa vie, il a envie de passer une petite annonce dans la Libé. Il a même rédigé son texte. Malheureusement, dans la vie, rien n'est gratuit, même Libé! Il faut entre 50 et 60 € pour mettre une annonce dans ce journal. Il hésite. Et il n'a pas fait. 50 € pour une bouteille à la mer en 2006, c'est quand même un luxe. Il regarde aussi les annonces dans les journaux. Il pense que peut-être cet homme va faire la même recherche que lui. Non. H n'a rien trouvé. Non. H n'est pas déçu non plus. Cela l'amuse beaucoup. Depuis ce jour là, tous les matins, il prend la ligne avec beaucoup plus de plaisir. Il pense que la vie lui réserve peut-être une belle surprise à chaque station. Même si ce n'est pas le cas, tant pis. Cette brève rencontre a donné une nouvelle possibilité à H de sortir un peu de son train-train quoditien, de sa solitude.
Du coup, moi, qui a moins de chance dans ce genre de matière de rencontre a appris à resté zen. J'ai fini par voir le film que j'ai voulu, seul, dans une grande salle avec un écran géant. Le plaisir est géant aussi. J'ai vite balayé cette histoire de regard cochon et le frottement malpropre. Je sors de la salle de cinéma et retrouve la Little Miss Sunshine en moi. C'est un grand luxe !
Hier j'attendais le départ du métro la ligne 6 à Nation. Sur le quai, j'étais attiré par la nouvelle pub de Célio. Rien de très sexuel. C'est juste des composites des photos sur les pantalons. Et là, j'ai senti un regard. Je bouge à peine ma tête et je vois un homme mûr me regarde. "regarde" ne suffit pas comme expression. Il me "fixe" plutôt. Sur le coup, je n'ai pas compris pourquoi il me regarde comme ça. Il a du penser que je suis un touriste perdu peut-être il n'aime pas les étrangers? Ce regard est tellement direct et sans cesse. Cela me fait un peu peur. Je détourne ma tête et me dirige vers une autre direction. Je l'évite.
Le train arrive. Je monte, lui aussi, dans le même wagon. Comme j'ai un long trajet à faire, je me suis mis dans les places à 4 personnes. Il se met devant moi, malgres la presence d'un autre homme dans ces sièges. Là, j'ai compris... Son regard n'a rien de haineux. C'est un désir. Il me veut. Il me fixe toujours et il insiste tellement que ça devient super genant. Il ne cesse de me regarder, sans scrupule, très culotté et sans politesse. Ce n'est plus une drague. C'est une menace. Je fais semblant de lire, l'histoire de ne pas croiser son regard. Et là, j'ai senti l'approchement de son genou. Le sien contre le mien. Merde. Cela deviens un atouchement... Mais bon... Je ne suis pas la vierge Marie non plus. Je sais ce que c'est d'être touché. Normalement cela ne me dérange pas. Mais dans le métro, je n'aime pas le frottement avec les gens. C'est tout. Mais là, j'ai fait un effort. Je ne bouge pas de ma jamble. Je pense qu'il doit prendre un max de plaisir en me touchant avec sa sale genou droite. Quel cochon! Petit à petit, je commence à avoir un peu peur. Comme je vais aller au cinéma à mk2 bibliothèque, j'ai bien peur qu'il va me suivre jusqu'à là bas... Heureusement, non. Il descend beaucoup plutôt à Daumesnil. Oups ! Quel soulagement!
Je ne comprends pas ce genre de drague, surtout ça tombe sur un jour où je ne me suis même pas coiffé ni bien habillé! Enfin... Je veux seulement dire que parfois dans la rue on échange des regards avec des bels inconnus. Cela n'a rien de dérangeant. C'est presque bon enfant. Mais harcèle quelqu'un dans un lieu public avec un regard qui pue les hormones.... ça, non merci.
Un ami m'a raconté dimanche dernier une affaire de métro aussi, mais beaucoup plus romantique cette fois-ci. Cet ami H. est un très beau garçon. Il est grand et mince. On le distingue assez rapidement dans une foule. Bref. Un jour, il a pris la ligne 13 de Pernety pour aller bosser près des Champs-Elysées. Comme H est un grand timide et il supporte mal la ligne 13, il se cache souvent derrière les gens. Ce jour là, il a senti un énorme sourire tombé sur lui. Il sort de sa discrétion et regarde vers ce sourire. Il découvre un jeune homme tout à fait charmant. Sur le coup, il est intimidé. Il ne sait plus quoi faire. Il répond gentiment avec un sourire. Ils se regardent. Ils s'appércient. Malheureusement personne n'ose à franchir le pas. Dans cette heure de pointe, chacun descendà sa station pour aller travailler.
Le lendemain matin, H a pris le métro à la même heure. Il a envie de revoir ce sourire. Il change de wagon à chaque station. Non. Il n'est pas là. Cette rencontre ne donne pas de suite. Avec regret, il essaie de retrouver cet homme, sans succès. Du coup, pour la première fois de sa vie, il a envie de passer une petite annonce dans la Libé. Il a même rédigé son texte. Malheureusement, dans la vie, rien n'est gratuit, même Libé! Il faut entre 50 et 60 € pour mettre une annonce dans ce journal. Il hésite. Et il n'a pas fait. 50 € pour une bouteille à la mer en 2006, c'est quand même un luxe. Il regarde aussi les annonces dans les journaux. Il pense que peut-être cet homme va faire la même recherche que lui. Non. H n'a rien trouvé. Non. H n'est pas déçu non plus. Cela l'amuse beaucoup. Depuis ce jour là, tous les matins, il prend la ligne avec beaucoup plus de plaisir. Il pense que la vie lui réserve peut-être une belle surprise à chaque station. Même si ce n'est pas le cas, tant pis. Cette brève rencontre a donné une nouvelle possibilité à H de sortir un peu de son train-train quoditien, de sa solitude.
Du coup, moi, qui a moins de chance dans ce genre de matière de rencontre a appris à resté zen. J'ai fini par voir le film que j'ai voulu, seul, dans une grande salle avec un écran géant. Le plaisir est géant aussi. J'ai vite balayé cette histoire de regard cochon et le frottement malpropre. Je sors de la salle de cinéma et retrouve la Little Miss Sunshine en moi. C'est un grand luxe !
26 septembre 2006
A new old friend in New York
English version :
I got mail from an old friend who lives in New York whose name is Ken. I've lost his trace for quite a long time. I thought that we'll never meet each other again but the fate does choose the other way.
I met Ken when I was in the army. He wrote to me because I put a small ad in a journal to meet friends. I was looking for a pen pal. Since then, we wrote to each other quite often. We did meet each other after but he was leaving for the States and I was heading for France. Since then, I have no more news from him.
Thanks for internet that he found an old mail in his unused mailbox. I just can't believe that I'll have news from him again. He's a touching boy, a simple man, and a handsome one...
So guys, if you want to practice your English, just go to take a look at his blog.
Ken, if you drop by, I just want to let you know that I'm happy to have a new old friend like you in New York.
Version française :
J'ai reçu un mail d'un ami que j'ai perdu de trace depuis longtemps. Je ne savais pas qu'il habite à New York aujourd'hui et il travaille dans la mode depuis un peu plus de deux ans.
Je l'ai connu grâce à une petite annonce que j'ai mis dans un journal local. Je cherchais des "correspondances" (Oui, je sais. Ce terme n'existe presque plus aujourd'hui!) J'étais dans l'armée et je me sentais tellement seul. On s'écrivais assez souvent. On s'est même vu juste avant qu'il parte aux USA. C'est un garçon très intelligent, gentil et beau.
Si vous voulez faire des exercices en anglais, vous pouvez allez jeter un coup d'oeil sur son blog.
I got mail from an old friend who lives in New York whose name is Ken. I've lost his trace for quite a long time. I thought that we'll never meet each other again but the fate does choose the other way.
I met Ken when I was in the army. He wrote to me because I put a small ad in a journal to meet friends. I was looking for a pen pal. Since then, we wrote to each other quite often. We did meet each other after but he was leaving for the States and I was heading for France. Since then, I have no more news from him.
Thanks for internet that he found an old mail in his unused mailbox. I just can't believe that I'll have news from him again. He's a touching boy, a simple man, and a handsome one...
So guys, if you want to practice your English, just go to take a look at his blog.
Ken, if you drop by, I just want to let you know that I'm happy to have a new old friend like you in New York.
Version française :
J'ai reçu un mail d'un ami que j'ai perdu de trace depuis longtemps. Je ne savais pas qu'il habite à New York aujourd'hui et il travaille dans la mode depuis un peu plus de deux ans.
Je l'ai connu grâce à une petite annonce que j'ai mis dans un journal local. Je cherchais des "correspondances" (Oui, je sais. Ce terme n'existe presque plus aujourd'hui!) J'étais dans l'armée et je me sentais tellement seul. On s'écrivais assez souvent. On s'est même vu juste avant qu'il parte aux USA. C'est un garçon très intelligent, gentil et beau.
Si vous voulez faire des exercices en anglais, vous pouvez allez jeter un coup d'oeil sur son blog.
22 septembre 2006
Les jours fragiles
Un livre de Philippe Besson.Il raconte, à travers du journal intime de la soeur d'Arthur Rimbaud, les derniers jours de la vie du poète.
Je ne lis pas beaucoup. C'est un exercice parfois difficile pour moi. Il faut avoir beaucoup de patience, beaucoup de bons vocabulaires. J'ai découvert Besson grâce à son formidable livre Un garçon d'Italie. C'était une expérience assez incroyable. C'était beau, intense et émouvant.
Cette fois-ci, j'ai un peu plus de difficulté. Ce n'est pas parce que le livre est plus difficile à lire. C'est parce que l'impression du livre est vraiment très très mauvaise (version Pocket). Parfois les i sont sans point ou les virgules sont disparus. Le contenu du livre est assez intéressant, mais j'ai un peu du mal à croire que la soeur de Monsieur Rimbaud écrit si bien ses pensées journalières. A part ça, ce livre est très intéressant, juste et poignant.
La version cinématographique est en négociation avec Guillaume et Julie Depardieu. Je ne vois pas vraiment l'intérêt de exhiber le corps du fils de Depardieu. L'ampulation a déjà été difficile pour lui. Maintenat, il faut montrer ça à l'écran. Terrible ces marchands du cinéma.
21 septembre 2006
20 septembre 2006
6925
Après des mois d'attente, je suis allé chercher ma carte de séjour à la préfecture de police de Paris. Non. Je ne suis pas français. Pour exister ici près de la Seine, il faut être autorisé par le gouvernement français. C'est logique, en quelque sorte.
Tous les ans, la rentrée scolaire est vraiment pénible pour moi. Ce n'est pas parce que les études vont reprendre et il faut travailler dur. Non. Ce n'est pas ça. C'est parce que je dois renouveler la carte de séjour. Je suis arrivé en France en 1997. Cette année là, Diana est mort à Paris et je suis arrivé dans le sud. Depuis cette date, tous les ans, c'est un parcours de combattant pour l'histoire de carte de séjour. Je me souviens, en 1998, quand je devais renouveler mon titre de séjour, il y avait un gros problème. A la faculté, je ne pouvais pas m'inscrire si je n'ai pas de titre de séjour. A la préfecture, si je n'ai pas de carte d'étudiant (parce que selon eux la pré-inscription ne marche pas), pas de rendez-vous. Du coup, les deux côtés ne font pas d'effort et c'est moi qui s'effondre. Je ne comprends pas comment ils fonctionnent... Un peu plus tard, la préfecture a cédé vu les nombres des étudiants étrangers qui ont aucun moyen de s'inscrire à la fac. J'ai enfin obtenu un récépissé pour aller m'inscrire à l'école. L'année suivante, ils décident de changer le système pour le renouvellement de titre. Il suffit d'aller chercher une enveloppe à la fac. On y trouve tout et il suffit d'envoyer l’enveloppe et le tour est joué.
C'est simple? Non. En 2000, la préfecture des Bouches du Rhône a décidé de passer à l'informatique. Résultat : Des milliers des étudiants sont devenus "sans papiers" (techniquement), moi aussi d'ailleurs. Explication : Comme la préfecture n'a pas assez de moyen de rentrer tous les fichiers des étrangers dans le temps, ils ne peuvent pas livrer la carte de séjour à temps. On demande : Dans ce cas là, c'est simple. Comme ces demandeurs sont dans une situation régulière, pourquoi ne donne pas un récépissé en attendant le retard de la préfecture soit rattrapé? Non. Impossible. Ils ont tout simplement supprimé le système de récépissé vu l'efficacité de "l'envoie de l'enveloppe" Du coup, je suis passé deux mois sans justificatif à Marseille. Je suis allé plusieurs fois à la préfecture pour demander une simple justification comme quoi je suis en règle et c'est eux qu'ils sont fautifs. Non. Impossible, parce que ce genre de papier n'existe pas. Et comme des milliers des étudiants étrangers, j'ai reçu enfin mon titre de séjour au début janvier 2001. Pendant tout ce temps, je vivais dans la peur d'être contrôlé dans la rue. Les gens de la préfecture m'ont dit : Ne vous inquiète pas. Les policiers sont au courant. C'est le problème d'informatique. Vous n'aurez aucun problème de vous promener dans la rue de Marseille. Mais il ne faut pas voyager ! OK...
En 2004, je suis venu à Paris pour le besoin de la recherche de ma thèse. Comme je suis toujours inscrit dans le sud, mon titre de séjour a été en danger. J'étais obligé d'aller chercher mon directeur de recherche en catastrophe. Il a écrit une lettre pour moi et j'ai obtenu ma carte de séjour grâce à ça. Pourtant, je n'ai rien changé, à part le lieu de mon logement.
Tous les ans, c'est la même chose, même musique. C'est terrible. C'est comme ma vie doit être remise en question. Mon identité est sur la table d'opération et je dois justifier une fois par ans que mon nom sur le passeport est bien le même sur mon acte de naissance. Rien n'a été trafiqué. Parfois j'en avais vraiment ras le bol. J'ai l'impression qu'ils ont tout fait pour que je quitte ce pays que j'aime tant. Il y a des nuits je n'arrivais plus à m'endormir. Je ne sais pas ce qu'il va m'arriver. Il se trouve que peut-être par x ou y raison ils ne me donnent plus cette fameuse carte et je dois quitter la France dans le plus court délai. Qu'est-ce que je dois faire avec tout ce que j'ai déjà construit ici? C'est comme une vie sans un véritable lendemain parce que ma place dans cette société et mon identité sont toujours remis en question.
Cette année, je ne suis plus étudiant. La situation se complique. Sans CDI, il est impossible d'avoir un titre de séjour. Dans le milieu du cinéma, il est presque impossible de trouver un job en CDI. Avec la précaution (j'ai bien dit "la précaution"), je me suis pacsé avec mon copain en décembre dernier. J'ai fait ça ce n'est pas parce que je dois officialiser 7 ans de vie de couple. Je ne suis pas très "mariage" moi... J'ai fait ça parce que je sais que cette année, à partir du 7 octobre 2006, si je veux rester en France à côté de mon amoureux, je dois faire ça. Selon la loi française, l'union de Pacs ne donne pas le titre de séjour automatiquement à des conjoints étrangers. C'est juste une situation "favorable" s'ils sont demandeurs de titre de séjour. Là, l'angoisse. Depuis presque un an et demi, je ne pense qu’à ça : on va refuser mon titre de séjour et je dois quitter la France. Je déteste ça. Je ne peux pas avoir un véritable projet pour ma vie. Si j'essaie de faire quelque chose ici à Paris, peut-être je n'y serai plus dans quelques mois. C'est terrible.
Le début février 2006, j'ai téléphoné à la préfecture pour demander le changement de mon titre de séjour. Trop tôt, selon la dame au téléphone. Même si je n'étais plus étudiant, je dois quand même garder ce titre jusqu’à la prochaine échéance. OK... J’ai re-téléphoné le début juin pour obtenir un rendez-vous, j'ai l'ai eu cette fois-ci pour le 19 septembre, soit le lendemain d'anniversaire de mon copain.
C'était hier, le 19 septembre. Le matin, quand j'écoutais France Info, ils ont annoncé que 6924 titres de séjours sont livrés pour des familles sans-papier qui ont des enfants scolarisés en France. Je me suis dit : Mince. Ce n'est pas le bon jour pour mon rendez-vous. Ils vont ne parler que ça dans leur bureau... Je suis arrivé à l'heure demandée. L'accueil n'était pas trop mal. Quand c'est à mon tour, la dame examine mes papiers. Première question : Mais pourquoi votre conjoint n'est pas présent? Euh... Madame, ce n'est pas marqué dans la convocation. Si j'avais su, je ne serais pas seul ici. OK. Elle a marqué ça sur son papier "l'absence de conjoint" En suite : Il est où votre attestation de Pacs? Là, madame. Mais je demande l'original. L'original? Ce n'est pas marqué sur la convocation non plus. C'est juste marqué "l'attestation de Pacs de moins de trois mois" Elle ne me croit pas. Je lui ai passé la feuille (la feuille que j’ai lu des centaines de fois avec soins). Elle lit attentivement puis elle me retourne la feuille sans dire un mot. Elle marque sur sa feuille : absence de l'attestation de Pacs original. Là, je suis un peu énervé. S'ils me demandent de fournir les papiers nécessaires, j'aurai quand même bien préparé. Mais là, franchement, c'est trop. Après cet entretien, je dois attendre dans la salle. La salle n'est pas très grande, mais c'est déjà mille fois mieux que la salle pour les étrangers qui demandent les titres étudiants. Là bas, l'ambiance est très malsaine. Ils ne respectent pas les rendez-vous. Les gens se bousculent et les accueils sont à vomir. A chaque fois quand je vais là bas, j'ai envie de claquer la porte. J’ai l’impression d’être traité comme un sous-homme. Pourtant, la plupart des employés là bas parle parfois moins bien français que moi, mais ils me (nous) regarde avec des méprises et je ne sais vraiment pas pourquoi. J'ai assisté plusieurs fois des scènes assez violentes. Des étudiants s'engueulent avec les agents d’accueil là bas. Des insultes sans gros mots fusent dans tous les sens. Du style "Vous n'êtes pas d'ici !" "Rentrez chez vous !" C'est pire que "Enculé" à mon sens. Au moins, pour ce dernier mot, on peut prendre du plaisir à le faire !
En tout cas, pour ce 19 septembre 2006, j'ai eu mon titre de séjour au titre "Vie privée et familiale." Pour le moment, c'est un récépissé. La vrai carte de séjour arrivera dans deux mois. Au moins, là, pour la première fois depuis je ne sais pas combien de temps, je me sens libre. Entre temps, mon copain m'a téléphoné du boulot. Je lui ai dit que j'attends dans la salle depuis pas mal de temps. Comme il était à table à ce moment là, ça lui a coupé l’appétit. Il pensait que j'ai eu des problèmes et.... Il m'a raconté ça parce que depuis il a mal au ventre... C'est trop mignon de penser pour nous... Sur mon récépissé c'est marqué "célibataire" La responsable m'a dit que "pacsé" n'existe pas dans la loi française (plutôt dans leurs ordinateurs). OK...
Alors, donc ici j'ai quelques conseils pour les français qui ont pacsé avec des étrangers. J'ai beaucoup cherché sur internet mais je n'ai pas eu beaucoup d'information. J'espère que cet article peut aider un peu les gens.
1.Le titre s'appelle "vie privée et familiale"
2.Si vous savez pacsé moins d'un an, vous pouvez toujours demander. Dans ce cas là, il vaut mieux fournir les preuves comme quoi vous avez vécu ensemble depuis pas mal de temps. Le jugement de la préfecture de police est assez aléatoire. J'ai donné preuve (bail, EDF, banque) comme quoi je vis depuis au moins deux ans avec mon copain.
3.Même si ce n'est pas marqué, il faut venir à deux.
4.Même si ce n'est pas marqué, il faut toujours venir avec l'original de l'attestation du Pacs, avec la photocopie bien évidemment.
5.Prenez rendez-vous beaucoup en avance. Il ne faut pas attendre au dernier moment.
6.Si votre conjoint vit à l'étranger, ne le fait JAMAIS venir en titre "tourisme" Cela peut donner des mauvaises influences pour le changement de son titre de séjour.
7. Soyez patient.
Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à m'écrire : projetdocuchat@hotmail.com Je ferai ce que je peux pour vous répondre et pour vous aider.
2046, le film de Wong Kar-Wai est un film parle de l'amour dans un futur proche. En rentrant de chez moi hier dans le RER A, j'ai vu une femme qui portait un sac avec la photo de ce film dessus. Tout d'un coup, cela me fait réfléchir... L'amour est une chose sans frontières, comme dans le film. Il peut arriver à n'importe où, n'importe quand, hier ou demain, ici ou ailleurs. Mais les hommes ont construit des barrières, dans le cœur, et sur la terre. Du coup, l'amour pourrait s'arrêter devant un mur, un acte de naissance mal traduit, ou un chiffre de Ministère de l’intérieure. La distance entre 2046 et 6924 est visible gigantesque.
Depuis hier, je sais que je porte le numéro 6925.
Tous les ans, la rentrée scolaire est vraiment pénible pour moi. Ce n'est pas parce que les études vont reprendre et il faut travailler dur. Non. Ce n'est pas ça. C'est parce que je dois renouveler la carte de séjour. Je suis arrivé en France en 1997. Cette année là, Diana est mort à Paris et je suis arrivé dans le sud. Depuis cette date, tous les ans, c'est un parcours de combattant pour l'histoire de carte de séjour. Je me souviens, en 1998, quand je devais renouveler mon titre de séjour, il y avait un gros problème. A la faculté, je ne pouvais pas m'inscrire si je n'ai pas de titre de séjour. A la préfecture, si je n'ai pas de carte d'étudiant (parce que selon eux la pré-inscription ne marche pas), pas de rendez-vous. Du coup, les deux côtés ne font pas d'effort et c'est moi qui s'effondre. Je ne comprends pas comment ils fonctionnent... Un peu plus tard, la préfecture a cédé vu les nombres des étudiants étrangers qui ont aucun moyen de s'inscrire à la fac. J'ai enfin obtenu un récépissé pour aller m'inscrire à l'école. L'année suivante, ils décident de changer le système pour le renouvellement de titre. Il suffit d'aller chercher une enveloppe à la fac. On y trouve tout et il suffit d'envoyer l’enveloppe et le tour est joué.
C'est simple? Non. En 2000, la préfecture des Bouches du Rhône a décidé de passer à l'informatique. Résultat : Des milliers des étudiants sont devenus "sans papiers" (techniquement), moi aussi d'ailleurs. Explication : Comme la préfecture n'a pas assez de moyen de rentrer tous les fichiers des étrangers dans le temps, ils ne peuvent pas livrer la carte de séjour à temps. On demande : Dans ce cas là, c'est simple. Comme ces demandeurs sont dans une situation régulière, pourquoi ne donne pas un récépissé en attendant le retard de la préfecture soit rattrapé? Non. Impossible. Ils ont tout simplement supprimé le système de récépissé vu l'efficacité de "l'envoie de l'enveloppe" Du coup, je suis passé deux mois sans justificatif à Marseille. Je suis allé plusieurs fois à la préfecture pour demander une simple justification comme quoi je suis en règle et c'est eux qu'ils sont fautifs. Non. Impossible, parce que ce genre de papier n'existe pas. Et comme des milliers des étudiants étrangers, j'ai reçu enfin mon titre de séjour au début janvier 2001. Pendant tout ce temps, je vivais dans la peur d'être contrôlé dans la rue. Les gens de la préfecture m'ont dit : Ne vous inquiète pas. Les policiers sont au courant. C'est le problème d'informatique. Vous n'aurez aucun problème de vous promener dans la rue de Marseille. Mais il ne faut pas voyager ! OK...
En 2004, je suis venu à Paris pour le besoin de la recherche de ma thèse. Comme je suis toujours inscrit dans le sud, mon titre de séjour a été en danger. J'étais obligé d'aller chercher mon directeur de recherche en catastrophe. Il a écrit une lettre pour moi et j'ai obtenu ma carte de séjour grâce à ça. Pourtant, je n'ai rien changé, à part le lieu de mon logement.
Tous les ans, c'est la même chose, même musique. C'est terrible. C'est comme ma vie doit être remise en question. Mon identité est sur la table d'opération et je dois justifier une fois par ans que mon nom sur le passeport est bien le même sur mon acte de naissance. Rien n'a été trafiqué. Parfois j'en avais vraiment ras le bol. J'ai l'impression qu'ils ont tout fait pour que je quitte ce pays que j'aime tant. Il y a des nuits je n'arrivais plus à m'endormir. Je ne sais pas ce qu'il va m'arriver. Il se trouve que peut-être par x ou y raison ils ne me donnent plus cette fameuse carte et je dois quitter la France dans le plus court délai. Qu'est-ce que je dois faire avec tout ce que j'ai déjà construit ici? C'est comme une vie sans un véritable lendemain parce que ma place dans cette société et mon identité sont toujours remis en question.
Cette année, je ne suis plus étudiant. La situation se complique. Sans CDI, il est impossible d'avoir un titre de séjour. Dans le milieu du cinéma, il est presque impossible de trouver un job en CDI. Avec la précaution (j'ai bien dit "la précaution"), je me suis pacsé avec mon copain en décembre dernier. J'ai fait ça ce n'est pas parce que je dois officialiser 7 ans de vie de couple. Je ne suis pas très "mariage" moi... J'ai fait ça parce que je sais que cette année, à partir du 7 octobre 2006, si je veux rester en France à côté de mon amoureux, je dois faire ça. Selon la loi française, l'union de Pacs ne donne pas le titre de séjour automatiquement à des conjoints étrangers. C'est juste une situation "favorable" s'ils sont demandeurs de titre de séjour. Là, l'angoisse. Depuis presque un an et demi, je ne pense qu’à ça : on va refuser mon titre de séjour et je dois quitter la France. Je déteste ça. Je ne peux pas avoir un véritable projet pour ma vie. Si j'essaie de faire quelque chose ici à Paris, peut-être je n'y serai plus dans quelques mois. C'est terrible.
Le début février 2006, j'ai téléphoné à la préfecture pour demander le changement de mon titre de séjour. Trop tôt, selon la dame au téléphone. Même si je n'étais plus étudiant, je dois quand même garder ce titre jusqu’à la prochaine échéance. OK... J’ai re-téléphoné le début juin pour obtenir un rendez-vous, j'ai l'ai eu cette fois-ci pour le 19 septembre, soit le lendemain d'anniversaire de mon copain.
C'était hier, le 19 septembre. Le matin, quand j'écoutais France Info, ils ont annoncé que 6924 titres de séjours sont livrés pour des familles sans-papier qui ont des enfants scolarisés en France. Je me suis dit : Mince. Ce n'est pas le bon jour pour mon rendez-vous. Ils vont ne parler que ça dans leur bureau... Je suis arrivé à l'heure demandée. L'accueil n'était pas trop mal. Quand c'est à mon tour, la dame examine mes papiers. Première question : Mais pourquoi votre conjoint n'est pas présent? Euh... Madame, ce n'est pas marqué dans la convocation. Si j'avais su, je ne serais pas seul ici. OK. Elle a marqué ça sur son papier "l'absence de conjoint" En suite : Il est où votre attestation de Pacs? Là, madame. Mais je demande l'original. L'original? Ce n'est pas marqué sur la convocation non plus. C'est juste marqué "l'attestation de Pacs de moins de trois mois" Elle ne me croit pas. Je lui ai passé la feuille (la feuille que j’ai lu des centaines de fois avec soins). Elle lit attentivement puis elle me retourne la feuille sans dire un mot. Elle marque sur sa feuille : absence de l'attestation de Pacs original. Là, je suis un peu énervé. S'ils me demandent de fournir les papiers nécessaires, j'aurai quand même bien préparé. Mais là, franchement, c'est trop. Après cet entretien, je dois attendre dans la salle. La salle n'est pas très grande, mais c'est déjà mille fois mieux que la salle pour les étrangers qui demandent les titres étudiants. Là bas, l'ambiance est très malsaine. Ils ne respectent pas les rendez-vous. Les gens se bousculent et les accueils sont à vomir. A chaque fois quand je vais là bas, j'ai envie de claquer la porte. J’ai l’impression d’être traité comme un sous-homme. Pourtant, la plupart des employés là bas parle parfois moins bien français que moi, mais ils me (nous) regarde avec des méprises et je ne sais vraiment pas pourquoi. J'ai assisté plusieurs fois des scènes assez violentes. Des étudiants s'engueulent avec les agents d’accueil là bas. Des insultes sans gros mots fusent dans tous les sens. Du style "Vous n'êtes pas d'ici !" "Rentrez chez vous !" C'est pire que "Enculé" à mon sens. Au moins, pour ce dernier mot, on peut prendre du plaisir à le faire !
En tout cas, pour ce 19 septembre 2006, j'ai eu mon titre de séjour au titre "Vie privée et familiale." Pour le moment, c'est un récépissé. La vrai carte de séjour arrivera dans deux mois. Au moins, là, pour la première fois depuis je ne sais pas combien de temps, je me sens libre. Entre temps, mon copain m'a téléphoné du boulot. Je lui ai dit que j'attends dans la salle depuis pas mal de temps. Comme il était à table à ce moment là, ça lui a coupé l’appétit. Il pensait que j'ai eu des problèmes et.... Il m'a raconté ça parce que depuis il a mal au ventre... C'est trop mignon de penser pour nous... Sur mon récépissé c'est marqué "célibataire" La responsable m'a dit que "pacsé" n'existe pas dans la loi française (plutôt dans leurs ordinateurs). OK...
Alors, donc ici j'ai quelques conseils pour les français qui ont pacsé avec des étrangers. J'ai beaucoup cherché sur internet mais je n'ai pas eu beaucoup d'information. J'espère que cet article peut aider un peu les gens.
1.Le titre s'appelle "vie privée et familiale"
2.Si vous savez pacsé moins d'un an, vous pouvez toujours demander. Dans ce cas là, il vaut mieux fournir les preuves comme quoi vous avez vécu ensemble depuis pas mal de temps. Le jugement de la préfecture de police est assez aléatoire. J'ai donné preuve (bail, EDF, banque) comme quoi je vis depuis au moins deux ans avec mon copain.
3.Même si ce n'est pas marqué, il faut venir à deux.
4.Même si ce n'est pas marqué, il faut toujours venir avec l'original de l'attestation du Pacs, avec la photocopie bien évidemment.
5.Prenez rendez-vous beaucoup en avance. Il ne faut pas attendre au dernier moment.
6.Si votre conjoint vit à l'étranger, ne le fait JAMAIS venir en titre "tourisme" Cela peut donner des mauvaises influences pour le changement de son titre de séjour.
7. Soyez patient.
Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à m'écrire : projetdocuchat@hotmail.com Je ferai ce que je peux pour vous répondre et pour vous aider.
2046, le film de Wong Kar-Wai est un film parle de l'amour dans un futur proche. En rentrant de chez moi hier dans le RER A, j'ai vu une femme qui portait un sac avec la photo de ce film dessus. Tout d'un coup, cela me fait réfléchir... L'amour est une chose sans frontières, comme dans le film. Il peut arriver à n'importe où, n'importe quand, hier ou demain, ici ou ailleurs. Mais les hommes ont construit des barrières, dans le cœur, et sur la terre. Du coup, l'amour pourrait s'arrêter devant un mur, un acte de naissance mal traduit, ou un chiffre de Ministère de l’intérieure. La distance entre 2046 et 6924 est visible gigantesque.
Depuis hier, je sais que je porte le numéro 6925.
15 septembre 2006
Quand j'étais chanteur
Vu au cinéma MK2 Nation hier soir Quand j'étais chanteur de Xavier Giannoli.
Je comprends maintenant pourquoi ce film qui a été présenté à Cannes a beaucoup plu aux spectateurs, mais pas le jury. Pour des personnes comme moi qui ne connaissent pas ces chansons françaises, même avec le charme fou de Gérard Depardieu (d'ailleurs il est vraiment excellent dans le film, incroyable mais vrai), les scènes de toutes les chansons paraissent vraiment trop longues. Pour la scène d'ouverture, j'ai cru que le film ne va plus avancer. C'est là que je pense que le cinéaste a fait une erreur. Il s'attarde sur ces chansons, tout comme il piétine sur l'histoire d'amour impropable de G. Depardieu et Cécile de France. Oui. Ils sont ensemble. Non. Ils ne sont pas ensemble. Au bout d'un moment, franchement, on s'en fiche. On sait que dans ce genre de film, le scénariste ne prend pas de danger et l'histoire finit toujours bien.
Il y a aussi pleines de belles choses dans le film. Les chansons sont plutôt charmantes. Les comédiens sont vraiment extraordinaires, même pour les rôles secondaire. Je découvre une comédienne de la télé Christine Citti et un homme du théâtre Patrick Pineau. Cécile de France n'a pas de rôle facile. Elle n'a pas beaucoup de marge, ni droit à l'erreur. La composition de son rôle est l'une de plus grandes réussites du film.
La scène finale du film m'a bien convaincu que Xavier Giannoli est un cinéaste qui a du talent. Je pense souvent qu'on le sur-estime, même si son court-métrage a gagné la Palme d'or à Cannes qui est vraiment sublime, même si sa référence au cinéma d'auteur est partout dans ses films (cette fois-ci, on a droit à des images de Rossellini-Bergman) Mais souvent je pense que ça ne suffit pas. Dans Quand j'étais chanteur, je pense que la scène finale (dans le café) a sauvé le film. C'est là qu'on voit que dans ces moments de silence, de décor ringard, de larme réelle, on trouve la vrai force du personnage et la bonne maîtrise de la réalisation.
Tant mieux si ce film va être le plus grand succès de Xavier Giannoli. Comme ça, il aura d'autre occassion pour s'exprimer, avec ou sans Michel Delpech.
Je comprends maintenant pourquoi ce film qui a été présenté à Cannes a beaucoup plu aux spectateurs, mais pas le jury. Pour des personnes comme moi qui ne connaissent pas ces chansons françaises, même avec le charme fou de Gérard Depardieu (d'ailleurs il est vraiment excellent dans le film, incroyable mais vrai), les scènes de toutes les chansons paraissent vraiment trop longues. Pour la scène d'ouverture, j'ai cru que le film ne va plus avancer. C'est là que je pense que le cinéaste a fait une erreur. Il s'attarde sur ces chansons, tout comme il piétine sur l'histoire d'amour impropable de G. Depardieu et Cécile de France. Oui. Ils sont ensemble. Non. Ils ne sont pas ensemble. Au bout d'un moment, franchement, on s'en fiche. On sait que dans ce genre de film, le scénariste ne prend pas de danger et l'histoire finit toujours bien.
Il y a aussi pleines de belles choses dans le film. Les chansons sont plutôt charmantes. Les comédiens sont vraiment extraordinaires, même pour les rôles secondaire. Je découvre une comédienne de la télé Christine Citti et un homme du théâtre Patrick Pineau. Cécile de France n'a pas de rôle facile. Elle n'a pas beaucoup de marge, ni droit à l'erreur. La composition de son rôle est l'une de plus grandes réussites du film.
La scène finale du film m'a bien convaincu que Xavier Giannoli est un cinéaste qui a du talent. Je pense souvent qu'on le sur-estime, même si son court-métrage a gagné la Palme d'or à Cannes qui est vraiment sublime, même si sa référence au cinéma d'auteur est partout dans ses films (cette fois-ci, on a droit à des images de Rossellini-Bergman) Mais souvent je pense que ça ne suffit pas. Dans Quand j'étais chanteur, je pense que la scène finale (dans le café) a sauvé le film. C'est là qu'on voit que dans ces moments de silence, de décor ringard, de larme réelle, on trouve la vrai force du personnage et la bonne maîtrise de la réalisation.
Tant mieux si ce film va être le plus grand succès de Xavier Giannoli. Comme ça, il aura d'autre occassion pour s'exprimer, avec ou sans Michel Delpech.
13 septembre 2006
Je vais bien, ne t'en fais pas

Plusieurs jours sans laisser des traces ici. Ce n'est pas parce que je vais mal. C'est parce que tout va bien. La vie continue calmement. C'est très bien comme ça. Pas de coup de gueule, pas de joie immense, mais juste des petites choses qui me donnent encore envie de continuer cette vie modeste, et heureuse.
Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret est un petit bijou de cette rentrée pour le cinéma français. Juste et touchant. Il y a une force de la vie et de l'amour dans le film. A voir.
Hier soir je suis allé voir Le vent se lève de Ken Loach. Un bon Ken Loach avec un scénario bien construit. Par des simples faits filmés avec maîtrise, on découvre le complexe contexte d'une guerre sans fin. Pour une fois, depuis longtemps, je pense que cette Palme d'Or a trouvé sa place. Mais bon... Ken Loach n'a pas besoin de ça pour prouver son talent.
Le weekend dernier, je suis resté à Paris. Il faisait beau. Avec Denis, on a décidé d'aller faire un tour en ville. On a mangé dans un restaurant Korean. C'était délicieux. On s'est promené dans le quartier du village Saint-Paul. Les boutiques des artistes sont vraimnt très intéressantes. Pour terminer, on est allé voir une exposition au Pavillon d'Arsenal. C'est une exposition sur l'histoire de Paris. Franchement, je n'ai pas compris grande chose. Tout est super bien fait, trop même. Le lieu est magnifique aussi..... Mais je dirais que c'est plus une installation artistique qu'une exposition qui donne des informations. Je me suis complètement perdu là dedans...
Dimanche soir, j'ai pris le bateau "Zéro de conduite." C'est le bateau qui fait la connection entre MK2 Quai de Seine et Quai de Loire. L'expérience a duré 30 secondes... Mais cette traversée de canal dans la nuit parisienne est vraiment délicieuse.
J'avais un rendez-vous il y a deux jours avec Fabrice. C'est un garçon que j'aprécie beaucoup. Il travaille dans le cinéma. Nous sommes restés en contact parce qu'il a aimé un documentaire que j'ai fait il y a quelques années et cela m'a fait vraiment très plaisir. Il est la première personne dans ce métier qui a aimé ce que j'ai fait. Ce nouveau rendez-vous m'a donné une nouvelle fois des énergies à continuer de créer de belles choses. Cette sensation est vraiment très agréable.
J'avoue que l'autre jour j'ai regardé "Sex and the city" à la télé et je trouve ça super.
J'ai fait un crumble à l'ananas et au pomme, sans beurre. C'est vraiment incroyable... J'ai trouvé une recette sur internet. Il suffit de remplacer le beurre par la purée d'amande. On la trouve dans les magasins biologiques. Pour ce premier essai, c'est plutôt pas mal ! Pour des personnes qui ne mangent pas de beurre et ils ont envie de goûter un crumble, c'est la bonne solution !
Il fait chaud. Pour le mois de Septembre, c'est exceptionnel. Dans cette chaleur, je reste devant mon ordinateur et je rêve de devenir quelqu'un de bien. Il y a du travail, je sais. Mais je dois trouver ma voie, parfois dans le silence. Si je ne vous donne pas de nouvelles, c'est parce que j'ai besoin de ce silence.
Je vais bien, et vous?
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